Pour protéger la biodiversité de Dombes, plusieurs actions ont été mises en place.
Lutte contre les espèces exotiques envahissantes
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Soutien à la lutte contre le Ragondin et le Rat musqué.
Le ragondin et le rat musqué sont de véritables fléaux pour les étangs de Dombes et impactent défavorablement les étangs. Ils ont notamment des impacts environnementaux considérables en réduisant les végétations naturelles des étangs comme les roselières (où nichent de nombreux oiseaux), mais également des impacts sanitaires (avec des risques de transmission de maladies comme la leptospirose) et économiques (en affaiblissant la structure des étangs et en consommant les cultures riveraines).
Pour lutter contre ces espèces exotiques envahissantes et préserver la nature, la Communauté de Communes de la Dombes s’engage auprès des propriétaires d’étangs et des piégeurs.
Pour cela, la CCD souhaite poursuivre le travail déjà engagé par les adhérents de l’association des Piégeurs de l’Ain, notamment en développant le piégeage des étangs « vierges ». Un technicien a été recruté pour coordonner les missions suivantes :
- Identification des étangs pas ou peu piégés
- Mise en relation entre les propriétaires et les piégeurs disponibles
- Appui technique pour la mise en place du piégeage,
Pour tout renseignement : gestion-biodiversite@ccdombes.fr ou 04.74.61.93.01.
De 2020 à 2022, l’Europe a participé au financement de cette action grâce au programme Leader.
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Restauration de la végétation des étangs : les exclos
Une action financée par les propriétaires d’étangs (20 %), la Région Auvergne Rhône-Alpes (40 % )et le Département de l’Ain (40 %).
Ces exclos, à l’inverse des enclos, permettent de soustraire une zone de la pression du Ragondin. Ainsi, 9 exclos de 350 à 2 800m², ont été réalisés sur 6 étangs différents en 2021 et 2022.
Au bout de 2 ans d’expérimentation, les résultats sont là. En moins d’un an, des roselières de massettes sont réapparues sur certains étangs ; sur d’autres ce sont des herbiers aquatiques, comprenant une quinzaine d’espèces végétales. Avec ces végétations, c’est aussi une faune riche (libellules, canards, coléoptères aquatiques) qui fait son retour dans les exclos.
Ces exclos montrent donc bien l’impact du Ragondin sur le paysage et la biodiversité dombiste, mais ils montrent aussi la vitesse à laquelle ces végétations disparues peuvent faire leur retour si on contrôle les populations de Ragondin.
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Repérage des populations et travaux contre la Jussie
La Jussie à grandes fleurs (Ludwigia grandiflora) et la Jussie faux-pourpier (Ludwigia peploides) sont des plantes aquatiques présente sur notre territoire, facilement reconnaissables à leurs fleurs jaunes.
Ces espèces originaire d’Amérique du sud ou d’Australie prolifère rapidement dans les zones humides. Pour les étangs, ceci engendre une perte de biodiversité locale, asphyxie le milieu, et met en péril la production de poissons.
Aujourd’hui, une trentaine d’étangs sont « contaminés » par la Jussie exotique, essentiellement à Saint-Paul-de-Varax et Condeissiat. Il existe également de petits foyers à Romans et Joyeux.
L’essentiel des opérations de lutte contre les Jussies exotiques sont menées par la FREDON grâce à des financements du Département de l’Ain dans le cadre de son Plan Nature.
L’opération consiste en l’arrachage précautionneux des plantes pour limiter la prolifération. Pour être réellement efficaces ces interventions d’arrachage doivent être suivies d’une mise en assec prolongée d’au moins deux ans des étangs pour épuiser les ressources des racines qui restent dans le sol. Ceci dépend du propriétaire. Il est bien sûr formellement interdit de traiter chimiquement ces plantes en milieu aquatique.
En 2020, la CC de la Dombes soutient l’action de la Jussie pour tester de nouvelles interventions en finançant le décapage par une pelle mécanique des zones infestées.
De 2020 à 2022, l’Europe a participé au financement grâce au programme Leader.
En cas de doute, ou d’observation d’une Jussie exotique contactez la FREDON.
Diagnostic et plan de gestion des chaînes d’étangs
Les étangs fonctionnent en chaînes par un réseau de fossés et d’ouvrages hydrauliques historiquement entretenus par les agriculteurs, les pisciculteurs et les propriétaires. Le renforcement des problèmes d’alimentation en eau des étangs lié au changement climatique et l’érosion constante de la biodiversité obligent à mieux coordonner les actions en faveur des étangs. La démarche de plan d’actions de chaîne d’étangs vise à obtenir des résultats mesurables en matière de restauration de la biodiversité et de maintien des activités y contribuant.
La méthodologie proposée a été élaborée et réfléchie avec les partenaires techniques locaux, ayant une bonne connaissance du territoire et des enjeux : syndicats de rivière de la Veyle et de la Chalaronne, Syndicat des étangs, Chambre d’agriculture de l’Ain, ONCFS (OFB), ISARA. Le but de cette démarche est de mieux comprendre les difficultés qui se posent sur le bassin versant de la chaine d’étangs et de construire un programme d’actions adapté en matière de gestion de la ressource en eau, d’amélioration de la qualité de l’eau, de lutte contre les espèces à problème, de gestion des assecs et de gestion des habitats naturels (ceintures de végétions des étangs par exemple). L’enjeu est aussi dans la coordination des moyens publics de soutien aux différents acteurs.
Accompagnement technique et financier en gestion écologique
En tant que propriétaires ou gestionnaires d’étangs ou d’espaces agricoles en zone Natura 2000, nous pouvons vous accompagner dans le mise en place d’actions en faveur de la biodiversité.
- Diagnostic écologique d’étangs,
- Actions de gestion en faveur de la faune et de la flore des étangs,
- Plantations de haies,
- Création et restauration de mares,
- Gestion de la biodiversité forestière,
- Suivis écologiques faune-flore.
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